Définition et généralités

Une définition de l’hypnose

On peut définir l’hypnose comme l’étude et l’utilisation d’états de conscience tout à fait habituels chez l’homme, en voici quelques exemples :

  • Contextes naturels positifs ou neutres : des états de concentration, d’attention maximum à des moments de rêveries, en passant par la relaxation.
  • Contextes anxiogènes et/ou traumatiques : certaines situations de stress à des situations dramatiques.
  • Contextes médicaux : la consultation médicale ; le temps de l’ordonnance ; la chambre du patient le soir de son intervention, et les jours qui suivent cette intervention ; le temps de la manipulation de son corps, dans les soins infirmiers et autres ; le temps d’une injection, etc.

États de conscience naturels que l’on peut provoquer par des procédés de communication avec l’accord du patient: c’est l’art du thérapeute pour focaliser l’attention du sujet et le basculer dans un monde figuratif, pour travailler par exemple la diminution de la douleur.

Un peu de Mythologie…

Hypnos, roi de tous les bienheureux et des hommes mortels et de tous les vivants que nourrit la terre large, seul tu commandes à tous et tu enveloppes les corps de doux liens.
Tu dissipes les inquiétudes, tu reposes heureusement des travaux, tu consoles de toutes les douleurs, tu éloignes la crainte de la mort et tu apaises les âmes, car tu es père de Léthé et frère de Thanatos.
Viens bienheureux, je te supplie de venir, doux et profond et d’être propice à ceux qui t’offrent de pieux sacrifices.Tu es plus utile au mortel que l’air qu’il respire et que le miel qu’il mange.

Hésiode, Hymnes Orphiques, « Parfum de Hypnos », Le pavot, LXXXII, p.145, Traduction Leconte de Lisle, Alphonse Lemerre, éditeur, 1886, Paris. Les hymnes d’Orphée sont plutôt des prières que des œuvres de poésie : il est probable qu’elles se chantaient dans les mystères sacrés, et qu’on présentait en même temps le parfum qui s’adressait à chaque divinité.

Hésiode (Hymnes orphiques) Hypnos (le sommeil) et son frère Thanatos (la mort) séjournaient dans le monde souterrain, d’où les rêves, eux aussi montaient vers les hommes.
Ces rêves passaient par deux portes, l’une faite de corne pour les rêves véridiques, l’autre d’ivoire pour les rêves mensongers.
Le Léthé est le fleuve de l’oubli, un des fleuves de l’empire des morts gouverné par Hadès et Perséphone.